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Prévenir les allergies dans son logement

23 Nov 2021 par Catherine service communication, Pas de commentaire »

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La pollution de l’air intérieur est responsable de bon nombre de symptômes allergiques, allant de problèmes respiratoires à des réactions cutanées. Aider à mieux identifier ces risques permet de s’en prémunir.

Un quart de la population française souffre d’allergies respiratoires, et un tiers de rhinite allergique, selon l’association Asthme & Allergies. Les responsables de ces troubles se trouvent bien souvent dans notre foyer.

« Nos maisons abritent une multitude de particules organiques allergisantes – comme les acariens, les moisissures, les poils d’animaux – et de polluants irritants dégagés par les matériaux de construction, les produits ménagers, les meubles, les bougies d’ambiance ou encore le tabac, qui reste le pire des polluants », avertit l’allergologue Sophie Silcret Grieu, spécialiste des allergies et des maladies respiratoires.

Parmi les premiers symptômes des allergies, on retrouve des irritations de la peau, des yeux, du nez et des voies respiratoires, des maux de tête, voire une fatigue chronique. Lorsqu’un de ces symptômes persiste ou qu’il altère la concentration au travail, le sommeil, et, de manière générale, la qualité de vie, il ne faut pas hésiter à consulter.

Limiter les risques

« Suivant la gravité des symptômes, le médecin traitant orientera vers un allergologue à même de réaliser des tests cutanés pour identifier les substances auxquelles la personne est sensible, poursuit l’experte. Une prise de sang permettra de confirmer ou d’infirmer le diagnostic. »

Si certains traitements, comme les antihistaminiques, permettent d’en diminuer les effets indésirables, le meilleur moyen de lutter contre les allergies reste encore d’éviter, lorsque c’est possible, le contact avec les substances allergisantes.

« Tout le monde sait, par exemple, que les acariens sont présents dans les couettes et les matelas. Pour en diminuer la quantité, il faut utiliser des literies en synthétique plutôt qu’en plumes, et opter pour des housses anti-acariens », conseille Sophie Silcret Grieu. Un nettoyage en machine du linge de maison à 60°C permet, par ailleurs, d’éliminer les allergènes de manière significative.

La désensibilisation en cas de gêne permanente

Les allergènes d’animaux, présents dans leur salive ou sur leurs poils, peuvent quant à eux se retrouver aux endroits où votre animal passe. « Il faut limiter la circulation des chiens et chats, notamment dans les chambres. Pensez à les laver régulièrement – une partie des allergènes sont contenus dans leur sébum », recommande l’allergologue. Autre geste à faire pour limiter les allergies : aérer son habitat tous les jours, dix à quinze minutes au minimum, quelle que soit la saison.  

Pilier du traitement de l’allergie, la désensibilisation peut aussi atténuer l’hypersensibilité d’un individu. Elle consiste à administrer l’allergène à petites doses répétées afin que l’organisme le tolère.

« Elle est généralement efficace contre les allergies aux poils de chat, aux acariens et aux moisissures, explique Sophie Silcret Grieu. Traitement de longue haleine (de deux à cinq ans), la désensibilisation s’adresse aux personnes ayant une gêne permanente ou un risque de développement d’asthme. Il est donc inutile d’y recourir si l’allergie se limite à quelques symptômes occasionnels. »


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