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Alcool et grossesse, se faire aider pour limiter les risques

9 Sep 2021 par Catherine service communication, Pas de commentaire »

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Comme chaque année, la Journée mondiale de lutte contre les troubles causés par l’alcoolisation fœtale (Tcaf) se tient le 9 septembre. L’occasion de rappeler les dangers que représente la consommation d’alcool pendant la grossesse.

« Zéro alcool pendant la grossesse » : le message est bien connu de tous. Mais les raisons de cette consigne posent encore question. La consommation d’alcool représente pourtant un vrai risque pour l’embryon et le fœtus.

En traversant librement la barrière placentaire, il passe rapidement du sang maternel à celui de l’embryon ou du fœtus. Il va y avoir une action toxique directe, avec des conséquences qui peuvent être graves et irréversibles. Les troubles causés par l’exposition à l’alcool avant la naissance sont d’ailleurs la première cause non génétique de handicap mental chez l’enfant.

En tout, ce sont 8 000 enfants qui naissent chaque année en France avec ce que l’on appelle des troubles causés par l’alcoolisation fœtale (Tcaf). Déficit d’attention sévère, problèmes d’apprentissage, difficultés à se concentrer…

Malformations, déficits de croissance…

« Les troubles cognitifs et comportementaux – dits « troubles du neurodéveloppement » – sont la grande signature de l’alcoolisation fœtale, résume le docteur David Germanaud, neuropédiatre à l’hôpital Robert Debré à Paris. Dans les formes les plus caractéristiques, des particularités du visage, des malformations et des déficits de croissance sont observés. » On parle alors de syndrome d’alcoolisation fœtale (Saf), qui concerne environ une naissance sur mille, selon un rapport publié par la Haute autorité de santé.

A l’heure actuelle, il n’existe pas un seuil en dessous duquel l’alcool est jugé sans risque pour l’embryon et le fœtus. Vin, bière, cidre, spiritueux… par précaution, toute prise d’alcool durant la grossesse est donc être proscrite, qu’elle soit quotidienne ou ponctuelle (même dans un cadre festif).


Difficultés psychologiques, violences conjugales…

Reste que pour certaines femmes enceintes, s’abstenir de boire peut s’avérer particulièrement difficile. En cas de dépendance à l’alcool, il ne faut pas hésiter à en parler à son médecin ou à sa sage-femme. Des solutions existent pour réduire les risques, avec des prises en charge en addictologie ou un suivi dans une maternité de niveau 3, dédiée aux grossesses à risque. 

Le soutien d’une association peut également être précieux. Pour Véronique Faudou-Sourisse, vice-présidente de l’association de parents Vivre avec le Saf,« les femmes concernées ont souvent lourd à porter : des difficultés psychologiques, de la violence conjugale, un travail pénible… Elles ont essentiellement besoin de soutien, pas de culpabilisation ».


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