RUBRIQUES

SUIVEZ-NOUS

Nos derniers articles

Vos derniers commentaires

Mots clés

LIENS UTILES




La colocation, on peut aussi la quitter !

12 Août 2020 par Catherine service communication, Pas de commentaire »

Imprimer cet article

Mettre un terme à une colocation, c’est possible à tout moment. Mais comment en sortir sans payer le prix fort ? La réponse dépend de la nature du bail… et des possibilités d’arrangement à l’amiable.

La colocation est l’une des solutions les plus économiques pour se loger. Une chambre en colocation, par exemple, coûte en moyenne 421 euros quand il faut débourser 501 euros pour un studio en solo, soit 19 % de plus*. La solution est d’ailleurs plébiscitée par les jeunes : 76 % des colocataires ont moins de 30 ans, mais elle attire aussi un nombre grandissant de salariés, de divorcés et de personnes âgées.

Pourtant, vous pouvez souhaiter un jour quitter une colocation. Sur ce point, rien ne diffère d’une location classique : le préavis à respecter est de trois mois si le logement a été loué vide. Il est réduit à un mois si le logement est meublé ou en zone tendue, mais aussi en cas de mutation professionnelle ou de perte d’emploi.

La lettre de congé doit être envoyée par recommandé avec accusé de réception, ou remise en main propre contre signature. C’est la signature du récépissé par le propriétaire qui donne le « top départ » du préavis. Pour le reste, les règles applicables à la sortie de la colocation dépendent de la nature du bail signé.

Dans le cas d’un contrat de location individuel pour chaque colocataire, la situation est simple : à l’issue du préavis, le colocataire sortant ne doit plus rien au propriétaire, qu’un autre colocataire le remplace ou non. Un état des lieux de sortie doit être établi et le propriétaire a un mois pour restituer le dépôt de garantie, s’il n’y a aucune dégradation (deux mois sinon), en soldant le décompte des charges locatives.

Trouver son remplaçant

Si le contrat est collectif, tous les locataires figurent sur le même bail et le départ de l’un d’eux peut alors être plus problématique. «Le bail collectif unique est le cas le plus fréquent, car c’est celui qui protège le plus le propriétaire contre les impayés, indique Dominique Noël, juriste à l’Agence départementale d’information sur le logement de Paris. Si le bail contient une clause de solidarité, le colocataire sortant est tenu au paiement des loyers et des charges durant six mois après la date d’effet du congé. Sauf si un nouvel occupant le remplace**.»

Le colocataire sortant a donc tout intérêt à trouver un candidat, à la condition que le propriétaire approuve son dossier. Le bailleur n’est nullement tenu d’effectuer un état des lieux intermédiaire (même si certains propriétaires l’acceptent). Quant à la quote-part du dépôt de garantie, elle n’est récupérable qu’au départ du dernier colocataire. Seule solution pour récupérer sa mise : négocier un remboursement amiable avec le nouvel arrivant.

Source : Observatoire 2019 de la colocation par LocService.fr, site de location entre particuliers
** Loi du 24 mars 2014 pour l’accès au logement et un urbanisme rénové, dite loi Alur


Étiquettes : ,

Réagissez