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3 façons de dire non à son enfant, en restant bienveillant

30 Oct 2020 par Catherine service communication, Pas de commentaire »

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Pas facile de dire « non ». Poser des limites, c’est parfois s’exposer aux cris et aux larmes de son enfant… quand il ne se roule pas par terre. Heureusement, quelques astuces permettent de ne pas céder, tout en restant positif et constructif.

Trois lettres qui suffisent à déclencher une crise : « Non ». « Pas de deuxième dessin animé », « stop, la balançoire c’est fini », « non, il est l’heure de se coucher »… c’est tellement frustrant ! Pourtant, fixer des limites est une boussole essentielle pour l’enfant : elle le guide, le protège et l’aide à se construire.

Tout l’enjeu est d’interdire « sans en faire un conflit ni une lutte de pouvoir, mais en aidant l’enfant à internaliser certaines informations », assure Clémence Prompsy, psychologue et coautrice du livre de coaching familial Je ne veux pas !

Donnez le bon niveau d’explication 

Première étape : expliquer à votre progéniture pourquoi son désir ne sera pas satisfait. S’il campe devant le rayon bonbons, « inutile de lui dire « c’est comme ça » ou « ce n’est pas bon pour la santé », car cela ne signifie rien pour un enfant », martèle la psychologue. 

A 2 ou 3 ans, restez simple mais concret : « Cela abîme les dents. » A mesure qu’il grandit, vous pourrez ajouter que le sucre est addictif ou que certains plats industriels en regorgent pour procurer du plaisir et inciter à l’achat.


Jouez la carte de l’anticipation  

Anticiper reste le plus efficace pour éviter le clash. Avant de sortir de la maison, « scannez la situation et passez en revue ce qui va être dangereux, compliqué ou pénible pour l’enfant, et inversement, ce qui sera agréable. Cela prend deux minutes, mais ça en fait gagner trente ! », préconise Clémence Prompsy. 

Mettez en balance les interdits et les moments de plaisir. Exemple : « Dans ce magasin, tu ne pourras toucher à rien. En revanche, tu pourras t’asseoir dans le caddie et m’aider à trouver certains produits. »  


Posez les règles du jeu  

« Si la consigne n’est pas respectée, la notion de cause-conséquence est cruciale », insiste Clémence Prompsy. L’idée est de poser clairement les règles du jeu : « S’il refuse de donner la main dans la rue, on rentre à la maison par exemple. Quitte à retenter la même sortie trente minutes plus tard. » 

Et céder, c’est grave ? Tenir bon est indispensable pour rester cohérent aux yeux de votre enfant. Mais si le cœur flanche, dédramatisez. « L’important est d’être en accord avec soi et de ne pas agir par culpabilité, car c’est une très mauvaise alliée dans la parentalité », résume la psychologue. 

L’école, l’hygiène, bien se tenir à table, ranger sa chambre… on ne peut pas être sur tous les fronts 24h/24. A vous de faire le tri selon les moments. Pour pouvoir camper sur vos priorités dans la sérénité.

* Editions Au fil de soi


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