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Reconnaître et combattre le burn-out parental

20 Sep 2021 par Catherine service communication, Pas de commentaire »

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Encore tabou, cet épuisement physique et émotionnel peut toucher n’importe quel parent. Quelles sont les solutions pour l’éviter et s’en sortir sans culpabiliser ? Eclairage.

Se sentir constamment fatigué et stressé quand on est en famille, perdre le plaisir de partager des moments avec ses enfants, avoir un mot ou un geste de trop… « autant de signaux d’alerte du burn-out parental, qui n’arrivent pas tous en même temps, et auxquels il faut être attentif », explique Isabelle Roskam, docteure en psychologie et spécialiste du sujet.

Selon une étude récente, 5 à 8 % des parents sont concernés par le burn-out parental*. Un phénomène d’épuisement encore méconnu, qui peut pourtant arriver à tous, couples comme parents solos.

Gestion des tâches ménagères, repas faits maison, supervision des devoirs, activités extrascolaires… les parents se mettent parfois une énorme pression pour tout mener de front, avec un vrai risque de surmenage. Pour se prémunir, il est essentiel de développer une plus grande tolérance vis-à-vis de soi.

Se confier, une étape importante pour reprendre pied

« En tant que parent, on ne fait pas le mieux… mais de son mieux ! Il faut oublier l’image d’une parentalité parfaite et cesser de courir après les standards du parent idéal, précise l’experte. Les enfants se construisent mieux auprès d’adultes qui reconnaissent leurs faiblesses. »

Par crainte des jugements, beaucoup hésitent à se confier. « C’est tabou de dire que l’on est malheureux dans sa parentalité. Certains vivent cela comme un aveu de faiblesse », souligne Isabelle Roskam. Quand on se sent à bout, oser parler est pourtant crucial pour reprendre pied.

« Plus l’épuisement parental est pris en compte tôt, plus il est aisé à traiter. » Vous pouvez vous tourner vers un professionnel de santé, une structure d’aide à la parentalité (lire encadré) ou un proche en qui vous avez confiance.

Un rééquilibrage au sein du couple peut être nécessaire

Enfin, s’autoriser à déléguer est indispensable. « J’aime utiliser l’image de la balance à équilibrer : qu’est-ce qui me pèse dans ma parentalité, me coûte, me stresse ? Et quelles sont mes ressources, qu’est-ce qui me fait du bien, m’aide ? », poursuit Isabelle Roskam.

Pour souffler un peu, n’hésitez pas à faire appel aux grands-parents, amis, baby-sitters, haltes-garderies, aides à domicile… Un rééquilibrage des tâches au sein du couple peut également être nécessaire. Avec comme objectif de prendre du temps pour soi, afin de mieux renouer avec la joie d’être parent.

* Etude menée par l’Université UCLouvain en 2019

Des dispositifs pour épauler les parents
> Des lieux d’accueil enfants-parents (Laep) existent dans de nombreuses villes. Pour trouver celui près de chez vous, rendez-vous sur le site de la Caf monenfant.fr. Pendant que les enfants de moins de 6 ans s’amusent, les parents peuvent discuter de leur quotidien entre eux et avec des professionnels. Rapprochez-vous de votre Caf pour trouver le Laep près de chez vous.
> L’association Les Pâtes au beurre propose dix espaces d’accueil gratuits, anonymes et sans rendez-vous en France. Dans chacun d’eux, des professionnels de santé accompagnent les parents et futurs parents.
En savoir plus
> « Les lieux d’accueil enfants-parents » sur le site monenfant.fr


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