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Fausse couche : quelle prise en charge ?

11 Juin 2020 par Catherine service communication, Pas de commentaire »

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Dans les cinq premiers mois de grossesse, plusieurs symptômes peuvent alerter les femmes enceintes sur une éventuelle fausse couche. Selon les cas, il est primordial de consulter rapidement un gynécologue ou de se rendre directement aux urgences.

Saignements vaginaux, crampes ou douleurs dans le bas du dos ou dans le bas-ventre… dans les cinq premiers mois de grossesse, ces symptômes peuvent être les signes d’une interruption spontanée de la grossesse, plus communément appelée fausse couche.

Comment réagir ? « Consultez immédiatement votre gynécologue, conseille Adrien Gantois, sage-femme à Paris. En cas de saignements abondants, vertiges, fièvres ou variations cardiaques soudaines, n’attendez pas : rendez-vous directement aux urgences. »

Pour rappel, les numéros de téléphone du Samu (15), des pompiers (18) et le numéro d’appel d’urgence européen (112) sont gratuits et peuvent être appelés d’un téléphone fixe ou mobile, même bloqué ou sans crédit.

Le risque de fausse couche, qui augmente avec l’âge, concernerait environ 15 % des grossesses et se déclare plus fréquemment pendant le premier trimestre. « Cela peut être vécu par toute femme n’ayant aucun antécédent de santé », explique le professionnel.

Le plus souvent, une fausse couche est due à une anomalie de développement du fœtus, ou, lorsqu’elles sont répétitives, d’une perturbation venant de la femme enceinte (malformation de l’utérus, perturbations hormonales, alcool, obésité, etc.).

« La fausse couche peut être un moment difficile à surmonter dans une vie. Dans ce cas, il est important d’en parler au gynécologue qui pourra vous orienter vers un suivi plus approfondi », détaille Adrien Gantois.

Gratuité des soins et anonymat pour les mineures non émancipées

La consultation ou l’hospitalisation liée à une fausse couche est prise en charge par l’Assurance maladie. Les mineures non émancipées qui ne souhaitent pas informer leurs parents bénéficient de la gratuité des soins et de l’anonymat. Elles n’ont pas à faire l’avance des frais.

Si l’embryon n’a pas été expulsé, le gynécologue peut proposer à la patiente d’attendre que les tissus embryonnaires soient expulsés naturellement, ce qui se produit généralement dans un délai de quelques jours à deux semaines. Le médecin peut aussi prescrire un traitement pour accélérer le processus.

La disparition des douleurs et des saignements signale la fin de la fausse couche. Si tout se déroule normalement, une échographie de contrôle avec le gynécologue permettra de vérifier que vous êtes en bonne santé.


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