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Congé parental : où (en) sont les hommes ?

4 Nov 2019 par Catherine service communication, Pas de commentaire »

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S’arrêter de travailler ou aménager son temps de travail pour s’occuper de son jeune enfant est un droit pour les salariés. Quelle est la répartition de ce congé entre les hommes et les femmes en France ? Etat des lieux chez nos voisins européens.

En France, avec plus d’un an d’ancienneté, un salarié a le droit de demander un congé parental d’un an (prolongeable une à deux fois) pour s’occuper de son enfant de moins de 3 ans. Ce cadre est protecteur puisqu’il garantit de retrouver son emploi, ou un emploi équivalent, au même niveau de rémunération. La loi accorde même le droit aux salariés de bénéficier d’un bilan de compétences ou d’une formation si les techniques ou les méthodes de travail ont changé en son absence.
 
Une proposition séduisante pour mieux concilier vie privée et vie professionnelle, mais qui s’avère aussi très inégalitaire entre les mères et les pères. Globalement, les constats convergent : compte tenu des différences de rémunérations entre les hommes et les femmes, ce sont le plus souvent ces dernières qui mettent leurs carrières entre parenthèses.
 
D’après les chiffres de la direction de la Sécurité sociale, depuis 2007, le nombre de bénéficiaires de la prestation partagée d’éducation de l’enfant (PreParE) est en baisse et atteint 280 900 en décembre 2017. La part des hommes a légèrement augmenté, passant de 3,9 % en 2014 à 5,2 % en 2017. Mais lorsqu’ils recourent à la prestation, 75 % des pères le font à taux partiel, contre 50 % des femmes qui arrêtent totalement leur activité.
 

En Europe

Cet échec flagrant à favoriser l’implication du père a conduit la Commission européenne à adopter, en juin, une nouvelle directive sur la conciliation vie professionnelle/vie familiale. Elle ne devrait guère apporter de changement au congé parental français qui prévoit déjà un congé et une indemnisation à des conditions conformes ou plus favorables.
 
Il reste, toutefois, encore très éloigné du congé parental en Suède : 480 jours dont 90 non transférables entre parents, et 300 jours à répartir entre eux. 195 jours sont rémunérés à hauteur de 78 % du salaire et le reste à un niveau forfaitaire. En moyenne, les pères suédois en profitent pour 120 jours !
 
Loin aussi des trois ans de congé parental indemnisé à 70 % du salaire de la République tchèque. Ou encore de l’Allemagne : douze mois indemnisés à 67 % du salaire, plafonnés à 1 800 euros par mois, ou bien vingt-quatre mois indemnisés 33,5 % des revenus antérieurs, plafonnés à 900 euros par mois, selon le choix des parents. Notre voisin allemand prévoit également un bonus de deux mois si les deux parents prennent leur congé.
 

En savoir plus

« Le congé parental d’éducation » sur le site du ministère du Travail
 
« Les prestations de la Caf en faveur de la petite enfance » sur le site caf.fr

« La prestation partagée d’éducation de l’enfant (PreParE) » sur le site caf.fr


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