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Phishing : se prémunir face à la pêche aux données

22 Mai 2020 par Catherine service communication, Pas de commentaire »

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Avec l’essor des services dématérialisés, les arnaques en ligne vont bon train ! C’est le cas du phishing, ou hameçonnage, qui touche 20 000 Français chaque année. Pour passer entre les mailles du filet, suivez les conseils de Romain Darriere, avocat.

Vies de famille : Qu’est-ce que le phishing ?

Romain Darriere : Contraction des mots anglais « fishing » (pêcher) et « phreaking » (utilisation frauduleuse des lignes téléphoniques), le phishing, ou hameçonnage en français, n’est ni plus ni moins qu’une partie de pêche géante où des cyber-escrocs lancent un grand nombre de lignes dans l’espoir qu’un internaute finisse par mordre à l’hameçon… Chaque année, ils attrapent ainsi 20 000 Français dans leurs filets.

Comment s’y prennent-ils ?

La plupart du temps, vous recevez un e-mail, semblant parvenir d’un organisme de confiance (Caf, banque, magasin, etc.), vous invitant à vous connecter sur une interface, qui ressemble comme deux gouttes d’eau à l’originale, et à mettre à jour vos données personnelles (coordonnées bancaires, mots de passe). Soudain, la page Web se fige, vous venez de vous faire piéger : les escrocs ont récolté ces informations pour détourner vos fonds.

Comment repérer et prévenir ces arnaques en ligne ?

C’est souvent très bien fait, mais certains détails doivent immédiatement vous alerter, à commencer par des fautes de syntaxe et d’orthographe. Deuxième étape : vérifier méticuleusement l’url (adresse) du site Web. Si c’est écrit « caaaf.fr », au lieu de « caf.fr », par exemple, fuyez ! A noter, les interfaces sécurisées commencent par « https ». En cas de doute, vous pouvez consulter les mentions légales ou contacter le support du site.

Pensez également à entrer son nom dans un moteur de recherche pour vérifier sa e-réputation, et méfiez-vous de ceux qui vous demandent de communiquer rapidement vos identifiants bancaires. D’autre part, tous les sites qui hébergent des annonces précisent que le paiement doit se faire via leur page. Or, certains escrocs proposent de faire la transaction en privé pour ne pas payer les frais de commission. N’acceptez pas, au risque de ne plus bénéficier des garanties.

Quel réflexe adopter après un phishing ?

Contactez immédiatement votre banque pour faire opposition au virement. Elle a l’obligation légale, selon l’article 133-18 du Code monétaire et financier, de vous rembourser toute opération de paiement non autorisée, à condition de l’avoir informée, au plus tard, dans les treize mois suivant la date du débit.

Les arnaques en ligne étant de plus en plus récurrentes, certaines refusent, jouant sur la « négligence caractérisée » dont leur client a pu faire preuve, en ne prenant, à leur sens, pas assez de précaution. Il est alors conseillé de prendre contact avec un avocat et, en parallèle, de déposer plainte contre l’auteur de l’arnaque. Il risque jusqu’à 375 000 euros d’amende et cinq ans de prison pour escroquerie. Mais encore faut-il le démasquer…


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