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Le service civique, quelques mois pour trouver sa voie

28 Oct 2020 par Catherine service communication, Pas de commentaire »

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Ouvert aux 16-25 ans sans condition de diplôme, le service civique séduit de plus en plus : en dix ans, plus de 400 000 jeunes ont opté pour ce dispositif. Une mission d’intérêt général, qui permet de tester ou de confirmer une voie professionnelle.

Aucun diplôme exigé, aucune expérience non plus. « En service civique, on n’est pas recruté sur ses compétences, mais sur son envie et sa motivation », lance Julien Errard, volontaire dans une radio associative à Rennes (Ille-et-Vilaine) jusqu’en mai dernier. Créé en 2010, le service civique attire aujourd’hui 140 000 volontaires par an et continue à prendre de l’ampleur : d’ici à 2021, 100 000 contrats supplémentaires ont été prévus dans le cadre du « plan jeunes » annoncé par le gouvernement.

La particularité de cet engagement citoyen ? Etre accessible à tous les jeunes de 16 à 25 ans et jusqu’à 30 ans pour les personnes en situation de handicap, quel que soit leur parcours. Pendant six à douze mois, le volontaire se met au service d’une association ou d’un organisme public, tout en étant suivi par un tuteur. Sensibiliser à la réduction des déchets, proposer des activités culturelles dans des écoles, développer le football féminin d’une commune… l’éventail des missions est large.

Du décrochage scolaire à la réorientation

«Le service civique a un intérêt aussi bien pour les jeunes en décrochage scolaire, que ceux qui veulent faire une pause dans leurs études », explique Anne Dhoquois, coautrice avec Marie Robert du livre Etsi on s’engageait*, publié à l’occasion des dix ans du service civique.

Bien souvent, l’aventure naît de l’envie de se sentir utile, de réfléchir à son avenir ou de se réorienter. «J’avais besoin de temps pour préparer les concours des écoles de journalisme, mais je ne voulais pas faire une « année blanche ». J’ai fait un service civique dans une radio associative en parallèle, pour pouvoir valoriser cette année », illustre Julien Errard.

Un premier pas vers l’emploi

Neuf recruteurs sur dix affirment connaître le dispositif et en avoir une bonne image**. L’expérience est donc facilement exploitable sur un CV : «Les missions permettent de travailler en équipe, de développer ses capacités d’adaptation et de prise d’initiative, des compétences très recherchées par les entreprises », confirme l’autrice Anne Dhoquois.

Les volontaires sont indemnisés entre 580 euros et 688 euros par mois. «C’est le gros bémol. La quasi-totalité de ma rémunération passait dans mon loyer, la nourriture, mes frais et mes déplacements », confie Julien Errard. Mais le service civique n’est pas un emploi, rappelle-t-il. «La grande différence avec un travail salarié, c’est qu’il ne doit pas y avoir d’obligation de résultat pour le volontaire. On est là pour tenter des choses et c’est tout l’intérêt du dispositif : partir de rien et être formé en quelques mois. »

* Editions Autrement
**Etude Ifop 2019 pour l’Agence du service civique


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