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Confinement : quelles aides en cas de violences conjugales ?

8 Avr 2020 par Catherine service communication, Pas de commentaire »

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Depuis la mise en place du confinement, le 17 mars, les violences au sein des familles sont en nette augmentation. En cette période, vous n’êtes pas seule et les initiatives se multiplient. Le point avec la directrice de la Fédération Solidarité femmes.

La proximité due au confinement peut compliquer les relations, tout particulièrement pour les situations de couple déjà difficiles. Sur la seule première semaine, une hausse de 32 % des violences conjugales a été enregistrée.

Que vous soyez victime de chantage, d’humiliation ou de coups, vous ne devez pas rester seule face au danger. « En cas d’urgence, si cela vous est possible, essayez de vous isoler dans une pièce du logement, seule ou avec vos enfants, selon la menace », préconise Françoise Brié, directrice générale de la Fédération nationale Solidarité femmes.
 
Des numéros, comme le 3919* Violences femmes info, se sont mis en ordre de marche pour poursuivre leur soutien. « Essayez d’appeler, pour confier vos peurs et vos angoisses, insiste Françoise Brié. Souvenez-vous que les personnes à votre écoute traitent uniquement ce type d’informations. En aucun cas, elles ne vous jugeront. »
 
Au contraire, celles-ci vous orienteront, si vous le souhaitez, vers des avocats ou des psychologues. Puis ensemble, vous réfléchirez à la meilleure décision à prendre pour la suite, après le confinement. Vous pouvez, à terme, être recueillie dans un centre spécialisé, si telle est votre volonté. Dans certains cas, il peut arriver que votre agresseur soit exclu du foyer.
 
S’il vous est difficile de parler, vous pouvez accéder à des tchats en ligne, ou directement aux formulaires de contact sur le site Web
 

Un nom de code à donner en pharmacie

Dans le cadre du confinement, une mesure spécifique a été mise en place dans les pharmacies. Lors de votre passage dans une officine, signalez votre situation de danger. Si vous êtes accompagnée de votre agresseur, demandez un « masque 19 » aux pharmaciens. Il s’agit d’un nom de code qui les informera de votre situation. « Ils se chargeront alors d’appeler la police ou une association pour vous venir en aide », explique la directrice de l’association.
 
Surtout, restez bien en contact avec votre famille et vos amis. Il est important qu’ils soient tenus au courant de votre situation et de votre état de santé. « Vous pouvez également vous tourner vers des voisins de confiance, afin de les tenir informés de votre situation, voire vous réfugier chez eux, si nécessaire », poursuit la directrice. Si la situation s’aggrave, vous pouvez appeler police-secours (17), qui agit au plus vite.
 

Trouver des personnes ressources

Les enfants sont souvent les premiers témoins de ces violences. « Enfant ou parent, toutes les personnes victimes de la situation doivent essayer de trouver des personnes ressources auprès de qui se confier, continue Françoise Brié. L’idéal est d’avoir ensuite un suivi psychologique. »
 
Pour vous soutenir au mieux, les personnels de santé restent à votre disposition avec des mesures adaptées. Vous pouvez notamment prendre rendez-vous avec des médecins, psychologues ou spécialistes, grâce au système de visioconférence, par exemple.

* Numéro d’écoute gratuit pour les femmes victimes de violences


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